Descriptif de l'objet :Taille : Matériaux : Pays : Ethnies : Période estimée : Autres informations : Réf. littéraire : |
Matakam (3)
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Dans ce nord Cameroun, les hommes du haut fourneau n’étaient pas les mêmes que ceux de la forge, c’est à dire qu’il y avait un fondeur et un forgeron. |
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Les Mafa disaient que là où un ngoelda (forgeron) aura été enterré, on trouvera du minerai, alors que si c’est un vavaï (non forgeron) on ne trouvera que de la terre ocre.
A cette époque le minerai était ramassé dans le sable de certains ruisseaux par les femmes et enfants du forgeron.
Ce minerai mélangé à du charbon de bois était introduit dans le"gueulard " de haut fourneau fabriqué en terre.
Après fusion ils récoltaient de gros cocon rempli d’une infinité de petites billes du précieux métal.
Ces petites billes étaient ensuite martelées jusqu’à en faire des barres de fer légèrement renflées aux extrémités qui pendant longtemps on également servi de monnaie d’échange sur les marchés.
Alors ensuite pour se mettre au travail et mettre toutes les chances de son côté pour réussir une bonne fonte, le fondeur doit s’abstenir de toute relation sexuelle la veille de la fusion.
Il doit trouver un surcroît d’énergie et consommer certains aliments, comme le cœur d’une panthère, ou boule de mil dans laquelle on a broyé certaines plantes comme le madjak sak très utilisées contre les sorciers.
Pour conjurer le mauvais sort on aura inséré dans le haut fourneau et les tuyères certaines plantes : djiguidif, bouldoum, mbokom, medjéwel et bien d’autres.
Bien entendu, il ne faut pas oublier le sacrifice d’usage : tuer un poulet pour remercier le dieu en versant le sang sur le haut fourneau.
En outre, il faut vider quelques calebasses de bière de mil pour se préserver de l’effet de certaines plantes mises dans le haut fourneau ainsi que de la chaleur.
Les hauts fourneau ne marchent que pendant la saison sèche, de novembre à juin à cause de l’humidité.
Ils sont installés bien à l’écart des habitations ; par contre la petite construction (on y entre à genoux) qui abrite la forge est plus proche.
Il s’agit d’une case très basse et un peu plus large, les murs sont constitués de gros blocs de pierre juxtaposés de manière à laisser des jours permettant l’aération nécessaire.

Vue jonction des deux arcs.

Ciselures du haut de poignée.
Ce troisième couteau Mafa-Matakam est l’exemple parfait du type 1 dont je vous parlais.
Poignée droite bien verticale et les deux arcs sont bien en alignement sur la partie extérieure.
La pointe centrale est bien droite aussi.
Les ciselures sont toutes représentées par petits traits, en chevrons opposés sur la nervure centrale de la lame et sur la pointe centrale.
Les bordures de l’arc inférieur sont ornées de petits traits obliques et de parenthèses triangulaires.
L’arc du haut a quelques figures courbes gravées en points, le tout recto-verso.
La poignée est entourée d’une protection en peau de chèvre épaisse et reliée avec un cordon de cuir.