Descriptif de l'objet :
Taille :
Largeur de tête : 24,5 cm.
Hauteur :
37 cm.
Poids :
303 grammes
Matériaux :
Fer forgé, bois et cuir
Pays :
République Démocratique du Congo
Et République Centrafricaine.
Zaïre Ethnies :
Mbanja, Manza
Période estimée :
Années 1890/1920
Autres informations :
Ex: collection Martinenghi Karl
Collection Mémoire-Africaine
Réf. littéraire :
Kipinga p 132.
Fatal Beauty p 128. |
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Mbanja 2. Exode et déplacements.
Les Mbanja, Manja appartiennent au groupe Soudanais.
D’après ses légendes, ce peuple est une race immigrée, venue du sud de la colonie française de l’Oubangui-Chari.
Leur dernière migration, avant l’arrivée des Européens dont l’occupation les a fixés définitivement, a eu lieu certainement à la suite d’un phénomène naturel ou plutôt d’attaques de voisins belliqueux.
D’après la légende, des ronflements sourds et puissants se seraient fait entendre ; la terre aurait tremblé, comme si la croûte terrestre eût voulu se partager.
Effrayée, une importante fraction de Manja s’enfuit et remonta vers le nord.
Le fleuve Oubangui les arrêta. Certains réussirent à le franchir dans la région des Rapides de l’éléphant, à quarante kilomètres, en amont de Bangui.
Ce serait, ajoute la légende, le génie des eaux, Ndiba (ayant la forme d’un long serpent noir) qui prêtant son corps comme pont, les aurait aidés à traverser le fleuve ; mais un indigène, en passant, eut le geste malheureux de piquer le génie d’un coup de sagaie.
Fâché, Ndiba renversa tous ceux qui étaient sur son dos à ce moment là et s’en alla.
Nombreux sont ceux qui ont pu traverser, mais il en restait encore sur la rive gauche.
N’ayant plus de pont et incapables de se servir des pirogues Gà, ils restèrent là et construisirent un village, Goumourou.
Les autres continuèrent leur exode remontant la rive droite de l’Oubangui, ils traversèrent la rivière Ombella, rencontrèrent la Tomi qu’ils suivirent et s’arrêtèrent sur les flancs de la montagne Nzouli, située dans la région de Fort-Sibut, désignée encore aujourd’hui sous ce nom par les indigènes.
Beaucoup se demandent par où les Mandja ont pénétrés en Oubangui. Plusieurs hypothèses ont été avancées, et en fait aucune n’est vraiment prouvée. Quoi qui l’en soit, au début du 19 éme siècle, des Manja étaient installés et cela depuis longtemps, dans le bassin de la Nana, le massif des Mbrés et le confluent Kémo-Oubangui.
L’invasion des Banda Togbo fit ensuite monter vers le nord ceux qui se trouvaient sur le bord du fleuve.
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Ethnies
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Détails d’anciennes ciselures Mbanja, poignée en cuir et trace de vieille forge
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Belle pointe toujours avec ciselure en points
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Ce couteau Mbanja très ancien est assez trapu, de forge ancienne et assez brute, on dirait que le métal est amalgamé.
Très belle usure sur les arêtes et les angles de cette arme.
On distingue encore les ciselures axiales en points et un cercle sur l’ergot du bas.
La poignée est presque cylindrique et légèrement conique, habillée par du cuir cousu enrobant des morceaux de bois longilignes augmentant le volume de la poignée.
La lame est assez épaisse et concentrée, la partie intérieure du corps n’est pas affutée.
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